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Grand-Métis (municipalité)

Un article de la La Mémoire du Québec (2022).

  • Superficie - 25,85 km2.
  • Gentilé - Grand-Métissien, ienne.


  • Éphémérides -


1696 (14 novembre 1696) Concession d'une seigneurie (l'espace entre la seigneurie de Pachot (179) et la seigneurie de Lessard (177 x 1 lieue de profondeur) par le gouverneur Frontenac et l'intendant Champigny à Louis Lepage et à son gendre, Gabriel Thibierge, qui la nomment Lepage-et-Thibierge (178).
1697 (7 mai 1697) Augmentation de la seigneurie de Lepage-et-Thibierge (178) par 2 lieues de profondeur à l'arrière.
1790 Cession de la seigneurie de Lepage-et-Thibierge (178) à Joseph Drapeau.
1810 (3 novembre 1810) Au décès de Joseph Drapeau, la seigneurie de Lepage-et-Thibierge (178) passe à sa veuve Geneviève Noël, et à ses filles, Marie-Josephte Drapeau (veuve de Jean-Baptiste d'Estimauville), Angélique-Flavie Drapeau, Marguerite-Josephte Drapeau, Gertrude-Luce Drapeau, Louise-Angèle Drapeau et Adelaïde Drapeau (épouse d'Augustin Kelly).
1830-1832 L'armée anglaise aménage le chemin Kempt entre Grand-Métis, sur le Saint-Laurent, et le confluent des rivières Ristigouche et Matapédia, à une cinquantaine de kilomètres à l'ouest de la baie des Chaleurs en longeant le lac Matapédia et la rivière Matapédia.
1836 Ouverture d'un bureau de poste sous le nom de Métis.
1845 (8 juin 1845) Constitution de la municipalité de Métis.
1847 (1 septembre 1847) Abolition de la municipalité de Métis ; l'agglomération est rattachée à la municipalité de comté de Métis.
1854 (18 décembre 1854) Abolition du régime seigneurial.
1855 (13 septembre 1855) Constitution de la municipalité de la paroisse de Saint-Octave-de-Métis, érection canonique, nomination du premier curé résidant et ouverture des registres de la paroisse.
1867 Décès à Montréal de madame Elsie Reford.
1886 Acquisition d'un domaine par George, premier baron de Mount Stephen.
1897 Constitution de la municipalité du village de Petit-Métis par détachement de celle de la paroisse de Saint-Octave-de-Métis.
1908 Constitution de la municipalité de Saint-Octave-de-Métis-Sud par détachement de celle de la paroisse de Saint-Octave-de-Métis.
1921 La municipalité du village de Petit-Métis adopte le nom de Métis-sur-Mer.
1927 Au décès de George Mount Stephen, sa nièce, Elsie Stephen Meighan Reford hérite du domaine et commence à y aménager des jardins de style anglais qu'elle nomme Les Jardins de Métis.
1931 La municipalité de Saint-Octave-de-Métis-Sud adopte le nom de Grand-Métis.
1961 Acquisition des Jardins de Métis par le Gouvernement du Québec.
1990 La population de Grand-Métis est de 327 habitants.
1995 La Commission des monuments historiques du Canada désigne Les Jardins de Métis comme site historique du Canada.
2000 La population de Grand-Métis est de 266 habitants.
2010 La population de Grand-Métis est de 261 habitants.
2013 (juin 2013) Le ministère de la Culture et des Communications du Québec classe Les Jardins de Métis comme site patrimonial en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel ; cette loi vise à garantir de manière permanente la protection et la préservation des lieux aunsi classés.

  • Centres d'intérêt :


Microclimat local où peuvent pousser des espèces d'arbres et de plantes qui ne peuvent vivre à cette latitude nulle part ailleurs en Amérique du Nord.
Jardins de Métis et Villa Reford ; 200, route 132 ; superficie de 17 hectares ; font partie du domaine de George Mount Stephen :
George Stephen, 1 baron Mount Stephen, est un homme d'affaires canadien d'origine écossaise. Il est l'un des pionniers du transport ferroviaire nord-américain ; sa nièce, Elsie Stephen Meighen Reford, hérite du domaine en 1927 et y aménage des jardins de style anglais ; les Jardins et la Villa ont été acquis par le gouvernement du Québec en 1961 ; en 2010, on y trouve 3 000 espèces de végétaux dont 800 espèces et variétés de fleurs réparties dans 7 jardins entourant une villa de 37 pièces abritant un musée ; Alexander Reford, petit-fils de Elsie Stephen Meighen Reford, a racheté la propriété et y tient annuellement le Festival international des Jardins divisés en 8 ensembles ci-après nommés :

Massif floral,
Rocailles,
Jardin des rhododendrons,
Allée royale,
Jardin des pommettiers,
Jardin des primevères,
le Muret et
le Sous-bois ;

NOTA : la villa Reford, appelée Villa Estevan a été restaurée. C'est une maison historique de 37 pièces qui ont été habitées par les descendants d'Elsie Stephen Meighan Reford.
En 1995, la Commission des monuments historiques du Canada désigne Les Jardins de Métis comme site historique.
En 2013 (juin 2013) le Ministère de la Culture et des Communications du Québec classe les Jardins de Métis comme site patrimonial en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel ; cette loi vise à garantir de manière permanente la protection et la préservation des lieux classés.

  • Toponymie :


Grand-Métis rappelle la seigneurie de ce nom dans laquelle le territoire de la municipalité est situé ; le nom originel de la seigneurie était Lepage-et-Thibierge (178).
Lepage-et-Thibierge rappelle le souvenir des deux premiers concessionnaires de la seigneurie de ce nom, Louis Lepage de Sainte-Claire et Gabriel Thibierge.
Métis est une déformation du mot amérindien mitisk signifiant «tremble», «bouleau» ou «petit peuplier» ; c'est le nom que les Amérindiens de Restigouche donnaient à la rivière bordées de bouleaux qu'ils empruntaient pour se rendre jusqu'au fleuve Saint-Laurent.

  • Publications :


Elsie Reford : 150 Objects of Passion.
Créatrice du jardin le plus renommé du Québec «Les Jardins de Métis)

  • Repères géographiques :


Sur la rive droite du Saint-Laurent.
À une cinquantaine de kilomètres au sud-ouest de Matane, à l'embouchure de la rivière Mitis.
Division administrative seigneuriale de Québec-DASQ.
Municipalité régionale de comté de La Mitis.
Région touristique de la Gaspésie.

  • Accès :

Route 132 x Route 234.
Carte 2.

Carte 2 sur Google Maps

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