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Breau (Maureen) sergente de la SQ)

Un article de la La Mémoire du Québec (2022).

  • Maureen Breau, 42 ans.

En 2014, Isaac Brouillard-Lessard est déclaré non criminellement responsable par un juge à la cour de Victoriaville où il était accusé d'avoir proféré des menaces et d'avoir propagé de faux renseignements avec l'intention de blesser ou d'effrayer une personne.
Le 18 juillet 2018, Brouillard-Lessard est déclaré non criminellement responsable dans trois cas différents enregistrés à la Cour de Shawinigan où il était accusé d'assaut et d'avoir proféré des menaces.
Le 27 ou 28 mars 2023, la sergente Maureen Breau, 43 ans, de la Sûreté du Québec-SQ, est affectée au poste de la SQ situé à Louiseville, en Mauricie. La sergente Maureen Breau, qui comptait un peu plus de 20 ans d'expérience, est poignardée à mort à Louiseville alors qu'elle est à procéder à l'arrestation d'Isaac Brouillard-Lessard.
Isaac Brouillard-Lessard qu'on venait appréhender avait des antécédents criminels notamment pour des actes violents commis dans le passé.
Alors qu'un policier lui lit ses droits, Brouillard-Lessard aurait pris un couteau qui se trouvait à proximité et aurait poignardé la sergente Breau qui assistait à son arrestation. Deux autres policiers sont par la suite arrivés sur les lieux ; l'un d'eux a ouvert le feu et a abattu Brouillard-Lessard.
NOTA : Au moment de l'assassinat de Madame Breau, Brouillard-Lessard était en période de probation :
«La probation a été définie dans une recommandation du Conseil de l'Europe de 2010 comme étant une « série d'activités et d'interventions qui impliquent suivi, conseil et assistance dans le but de réintégrer socialement dans la société l'auteur d'infraction dans la société et de contribuer à la sécurité collective ». Wikipédia,
La probation est une méthode de science criminelle permettant le traitement des délinquants, en vue de leur reclassement au moyen du sursis, avec mise à l'épreuve`` (Barr. 1974); p.méton., cette mise à l'épreuve elle-même.
La sergente Breau dont le mari est aussi un agent de la SQ était la mère de deux enfants» (Le Devoir, 29 mars 2023, page A8).
Lors de cette intervention, un autre policier a été sérieusement blessé, mais, heureusement, il n'a pas été mis en danger de mort.
Brouillard-Lessard avait déjà été déclaré non criminellement responsable de ses gestes pour cause de troubles mentaux et avait été hospitalisé à quelques reprises ; il avait toutefois été remis en liberté quand, en 2022, la Commission d'examen des troubles mentaux l'avait autorisé à résider hors d'un hôpital psychiatrique, même si cette commission jugeait que Brouillard-Lessard présentait «un risque important pour la sécurité du public.»
La Commission d'examen des troubles mentaux jugeait donc qu'il constituait une menace pour la sécurité d'autrui. Il avait été reconnu non coupable cinq fois au criminel, car il était considéré comme trop malade pour avoir l'intention de commettre un crime.
La Commission d'examen des troubles mentaux du Québec (CETM) est un tribunal administratif créé en vertu du Code criminel . Elle rend des décisions qui sont exécutoires au même titre que celles d'un tribunal judiciaire.
On n'avait jamais détenu Brouillard-Lessard, sauf pour de courtes périodes.
Plus de 3 000 policiers du Québec, du Canada et des États-Unis ont assisté aux funérailles de la sergente Maureen Breau célébrées au Sanctuaire du Cap-de-la-Madeleine.


NOTA :
« Maureen Breau a dédié sa vie à la protection de la population. Elle l'aura prouvé jusqu'au dernier instant. » Ces paroles de Jacques Painchaud, président de l'Association des policières et policiers provinciaux du Québec, ont résonné jeudi dans le sanctuaire du Cap-de-la-Madeleine où se sont déroulées les funérailles de la sergente de la Sûreté du Québec (SQ), tuée en fonction deux semaines auparavant à Louiseville, en Mauricie.
«Une policière d'exception et un exemple de courage», ont décrit ceux qui l'ont côtoyée au travail. Une mère, une conjointe et une amie en or, attachante et pleine de joie de vivre, ont renchéri ses proches.
Cela faisait sept ans que la SQ n'avait pas eu la pénible tâche d'organiser des funérailles civiques pour un de ses 3 000 policiers.
La cérémonie religieuse a débuté en après-midi au sanctuaire Notre-Dame-du-Cap, à Trois-Rivières, en bordure du fleuve. La basilique était pleine à craquer : plus de policiers du Québec, du Canada et même des États-Unis se sont déplacés pour rendre hommage à l'une des leurs. Ils étaient si nombreux que tous n'ont pas pu entrer dans la basilique.

Le Devoir

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