Fréchette (Gabrielle)
Un article de la La Mémoire du Québec (2022).
- Le 29 juillet 2011, Chantal Lavigne, 35 ans, mère de trois enfants, est transportée à l'hôpital Sainte-Croix de Drummondville après avoir, dans le cadre d'un séminaire d'épanouissement personnel, été maintenue pendant plusieurs heures enveloppée dans une pellicule de plastique recouverte d'un drap et plongée dans la boue (une hutte de sudation) dans un bâtiment de la Ferme Reine-de-la-Paix à Durham-sud ; l'urgentologue constate une déshydratation sévère et un état de choc avancé ; ses organes ont manqué d'oxygène. Le coroner concluera de son côté que Chantal Lavigne est décédée d'hyperthermie et d'insuffisance multiviscérale ; Madame Lavigne n'avait aucun antécédant médical
La théorie des opérateurs de la ferme est que ceux qui subissent ce traitement meurent de leur vie passée et renaissent dans une nouvelle vie ; il est évident que madame Lavigne est décédée à l'hôpital, mais n'est pas revenue dans une nouvelle vie ; selon le coroner Gilles Saintonge, Madame Lavigne est morte cuite dans son enveloppe ; en juillet 2012, Gabrielle Fréchette (alias Séréna), Ginette Duclos et Gérald Fontaine, les trois opérateurs de la Ferme Reine-de-la-Paix, font face l'accusation de négligence criminelle ayant causé la mort relativement à ce décès. (La Presse, 27 juillet 2012, page A2).
Le 8 décembre 2014, la juge Hélène Fabi reconnaît Gabrielle Fréchette, Ginette Duclos et Gérald Fontaine coupables de négligence criminelle ayant causé la mort de Chantal Lavigne et condamne à trois ans de prison.
En 2017, la Cour d'appel du Québec maintient le jugement de la juge Fabi prononcé le 8 décembre 2014. (Duclos, Fontaine, Fréchette rentrent en prison pour y compléter la peine d'emprisonnement imposée le 8 décembre 2014.
